Jessie Rioux : le goût des gens et de l’engagement
Rien ne prédestinait Jessie Rioux à devenir agricultrice. Pourtant, elle est aujourd’hui copropriétaire de la Ferme Plein Soleil (2010) inc., présidente des Agricultrices du Bas-Saint-Laurent et 1re vice-présidente des Agricultrices du Québec.
Bien plus qu’un métier, l’agriculture lui a permis de trouver un milieu où son énergie et son côté sociable peuvent faire une réelle différence.
Un changement de carrière inattendu
Avant de faire son entrée dans le monde agricole, Jessie travaillait dans le domaine de l’alimentation. C’est sa rencontre avec son conjoint, déjà propriétaire de la Ferme Plein Soleil (2010) inc. à Saint-Clément, qui a changé la suite de son parcours.
Sans expérience en agriculture, elle a commencé par donner un coup de main à la ferme. Peu à peu, son intérêt pour la production laitière a grandi et elle a choisi de s’investir davantage dans l’entreprise familiale.
Aujourd’hui, elle est copropriétaire de la ferme, spécialisée en production laitière et en grandes cultures. Un quotidien bien différent de celui qu’elle avait imaginé au début de sa carrière, mais dans lequel elle a trouvé sa place.
De la ferme à l’engagement syndical
En 2015, une occasion de rejoindre le syndicat local de sa MRC s’est présentée. Pour celle
qui avait auparavant travaillé en contact constant avec la clientèle, c’était une belle façon de retrouver les échanges et les rencontres qui lui plaisaient tant.
« À ce moment, ça a été pour moi une façon de dire à mon conjoint : j’aime beaucoup nos vaches, mais elles ne sont pas très jasantes! Comme je suis sociable de nature, le fait de m’engager devenait un bon moyen d’être en contact avec des gens », explique-t-elle.
Au fil des années, elle a pris de nouvelles responsabilités, jusqu’à devenir présidente des Agricultrices du Bas-Saint-Laurent, puis 1re vice-présidente des Agricultrices du Québec. Elle siège également au conseil exécutif de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent.
S’impliquer pour faire avancer les choses
Au-delà des rencontres, Jessie voit dans son implication une occasion de contribuer concrètement aux enjeux qui touchent les familles agricoles.
Elle a notamment participé à des démarches visant à mieux connaître les besoins en matière de conciliation travail-famille, à des activités de concertation du secteur bioalimentaire ainsi qu’à des réflexions entourant la santé mentale des productrice·teur·s agricoles. Des dossiers variés, mais qui ont tous un point en commun : améliorer les réalités du milieu agricole et faire entendre la voix de celles et ceux qui y travaillent.
Le parcours de Jessie montre qu’une première implication, parfois motivée par la simple envie de rencontrer des gens, peut ouvrir bien des portes. Et surtout, qu’il existe une place pour chaque femme qui souhaite contribuer, à sa façon, à l’avenir de l’agriculture québécoise.
*Inspiré du texte rédigé par Johanne Martin dans l’édition Avril 2025 du cahier Femmes de terre, femmes de tête.





elle s’y est inscrite et, quelques mois plus tard, est devenue membre. Une première expérience qui allait finalement mener à près de trois décennies d’implication.


es années plus tard, Josée prend une décision importante : quitter son emploi d’agronome pour travailler à temps plein dans l’entreprise familiale.







