Josée Cadieux : cultiver sa ferme et la place des femmes dans le milieu
Josée Cadieux : cultiver sa ferme et la place des femmes dans le milieu
Copropriétaire des Élevages Prince et de la Ferme d’Évelyne à Princeville, bachelière en agronomie, présidente des Agricultrices du Centre-du-Québec et conseillère municipale, elle multiplie les implications avec une même conviction : lorsque les femmes prennent leur place, toute la communauté en bénéficie.
De Montréal à la ferme
Originaire de Montréal, qu’elle surnomme affectueusement « bétonville », elle savait qu’elle voulait travailler avec les animaux. C’est ce qui l’a menée en agronomie à l’Université Laval, où elle a rencontré son conjoint.
Ensemble, ils achètent en 2003 une porcherie voisine de la ferme laitière familiale de son conjoint et développent progressivement leur entreprise.
Quelqu
es années plus tard, Josée prend une décision importante : quitter son emploi d’agronome pour travailler à temps plein dans l’entreprise familiale.
Aujourd’hui, le couple est à la tête des Élevages Prince, spécialisés en production porcine, ainsi que de la Ferme d’Évelyne, une bleuetière de plus de 3 000 plants où l’autocueillette permet également de rapprocher le public du milieu agricole.
S’impliquer pour faire une différence
L’engagement fait partie intégrante du parcours de Josée. Avant de devenir présidente des Agricultrices du Centre-du-Québec à l’automne dernier, elle a été administratrice puis vice-présidente de l’organisation. Elle s’implique également auprès des Éleveurs de porcs du Québec et siège comme conseillère municipale depuis 2025.
Pour elle, chaque implication est une occasion de contribuer autrement au développement de sa communauté.
Parmi les projets qui lui tiennent particulièrement à cœur, Josée mentionne le gala Agri-elle, organisé par les Agricultrices du Centre-du-Québec. Depuis ses débuts, cet événement met en lumière les parcours de femmes qui contribuent au dynamisme du milieu agricole, qu’elles soient productrices, élues municipales ou partenaires de l’industrie.
« Les femmes se demandent souvent si elles sont à leur place, si elles ont l’étoffe pour siéger dans une organisation. Je crois qu’il faut passer par-dessus ça et se dire que oui, c’est possible! »
Le parcours de Josée rappelle qu’il existe mille façons de contribuer au milieu agricole : en développant son entreprise, en innovant, en s’impliquant dans sa région ou en faisant rayonner le travail des autres.
Chaque engagement, aussi petit semble-t-il, peut ouvrir la voie à d’autres femmes qui hésitent encore à s’impliquer.
*Inspiré du texte rédigé par Johanne Martin dans l’édition Juin 2026 du cahier Femmes de terre, femmes de tête.







