Karen Temple : relever les défis de l’élevage de chèvres au Yukon

Brenda O’Farrell
Collaboration spéciale pour Les Agricultrices du Québec

 

L’agriculture au Yukon n’est pas faite pour les âmes sensibles, ni pratiquée à grande échelle — et cela convient parfaitement à Karen Temple.

Dans une région où les températures sous zéro s’étendent généralement d’octobre à mars, laissant une saison de culture limitée aux mois de juin et juillet, l’élevage comporte des défis bien particuliers. Mais Karen Temple s’y est lancée à fond.

Âgée de 56 ans, elle exploite la ferme Sunny Spot Farm avec son mari, Chance Temple. Fondée en 2021, il s’agit de l’une des rares fermes possédant des chèvres dans le territoire le plus à l’ouest du Canada, dont la pointe nord dépasse le cercle arctique. L’exploitation est modeste — un peu moins de neuf acres et un troupeau d’environ 125 bêtes — mais Temple ne manque pas d’enthousiasme.

« J’adore les chèvres. J’adore vraiment les chèvres », affirme-t-elle.

Et le marché de la viande de chèvre est en croissance, explique-t-elle, particulièrement auprès de la population immigrante grandissante du territoire. Depuis le début des années 2000, le Yukon a connu une augmentation de sa population asiatique, notamment en provenance des Philippines.

« Soixante pour cent de la population mondiale mange de la chèvre, dit Temple, mais pas en Amérique du Nord ni en Europe. »

Malgré son enthousiasme, la réalité du Nord ne facilite pas les choses.

Selon Statistique Canada, le Yukon, qui compte un peu moins de 47 000 habitants, ne comptait que 88 fermes en 2021, dont seulement quelques-unes élèvent des chèvres. Contrairement au reste du Canada, où l’agriculture se transmet souvent de génération en génération, il n’y avait aucune ferme dans le territoire avant 1898. Aujourd’hui encore, on n’y trouve qu’une seule ferme laitière et une seule exploitation de production d’œufs inspectée par le gouvernement fédéral.

La ferme de la famille Temple est située à Marsh Lake, une communauté d’environ 750 habitants au sud-est de la capitale Whitehorse. La propriété se trouve au sud de la route de l’Alaska et du fleuve Yukon. Elle est située sur un chemin rural, à quatre kilomètres de la ligne électrique la plus proche, ce qui signifie qu’ils vivent hors réseau, produisant leur propre électricité auxiliaire et pompant l’eau à partir de puits privés.

« C’est ardu », reconnaît Karen Temple, qui a grandi sur une petite ferme familiale à Armstrong, en Colombie-Britannique, au sud-est de Kamloops. « Nous sommes les pionniers de l’agriculture au Yukon. »

C’est cet esprit pionnier qui leur permet de traverser les mois d’hiver, période pendant laquelle ils doivent acheter suffisamment de foin pour nourrir le troupeau.

Les chèvres développent ce que Karen Temple appelle un « pelage duveteux » durant les mois de grand froid. « Quand il fait moins 30, elles se couchent, se lèvent pour manger puis se recouchent ensemble », explique-t-elle. Les chèvres restent à l’extérieur la plupart du temps, mais ont accès à une grange isolée, non chauffée. S’assurer qu’elles aient accès à de l’eau sans qu’elle gèle constitue une tâche constante.

« Les ressources pour nous soutenir ne sont pas là », affirme-t-elle.

Le manque de vétérinaires et des règlements stricts, comme l’ordonnance territoriale de contrôle des moutons et des chèvres entrée en vigueur en janvier, compliquent encore davantage l’élevage caprin.

Cette nouvelle ordonnance fait suite à une première réglementation datant de 2020. Mise en place en vertu de la Loi sur la santé animale du gouvernement territorial, elle vise à réduire les risques de transmission de pathogènes respiratoires aux moutons sauvages et aux chèvres de montagne, lesquels peuvent être portés par des moutons et chèvres domestiques en apparence sains. Karen Temple explique que ces règles obligent les éleveurs à maintenir leurs animaux derrière deux clôtures en tout temps. Cela rend plus difficile l’expansion de son troupeau par l’entremise d’un service de pâturage et de contrôle des mauvaises herbes sur des terrains appartenant à d’autres propriétaires.

Malgré cela, elle offrira ce service pour la première fois cet été, en utilisant des clôtures temporaires en filet. Elle raconte avoir simplement lancé un appel en disant qu’elle cherchait du foin et des endroits où faire paître ses chèvres. Cette pratique lui permet de réduire ses coûts quotidiens d’alimentation et, comme elle le dit : « c’est bon pour les chèvres. »

Cette approche fait partie du plan d’affaires qu’elle a élaboré lors du lancement de la ferme.

« Nous suivons à peu près notre plan », affirme Mme Temple à propos de son entreprise. Puis elle ajoute avec réalisme : « La ferme a perdu moins d’argent l’an dernier. »

Mais Karen demeure déterminée. Elle souhaite conserver son statut d’agricultrice dans une région du pays où l’agriculture est encore en plein essor et qu’elle considère comme chez elle depuis l’âge de 19 ans.

« C’est intéressant d’être dans un endroit où quelque chose ne s’est jamais produit auparavant. »

 

Jamie Fraser : élever des moutons — et sensibiliser au rôle des agriculteurs — en Nouvelle-Écosse

Brenda O’Farrell
Collaboration spéciale pour Les Agricultrices du Québec

 

S’il existait un portrait type de l’agriculteur néo-écossais, Jamie Fraser ne correspondrait probablement pas au modèle.

Âgée de 39 ans, elle détient une maîtrise en sciences ainsi qu’un diplôme de premier cycle en aquaculture de la Dalhousie University. Elle travaille aujourd’hui à temps plein sur le campus agricole de l’établissement, l’un des principaux centres de recherche dans ce domaine au Canada.

Et pendant ses temps libres, elle pratique l’agriculture.

« Si je pouvais — et si j’avais un million de dollars — je ferais certainement de l’agriculture à temps plein », affirme Fraser.

Jamie élève des moutons sur une ferme qu’elle exploite avec son frère, qui s’occupe d’un troupeau d’environ 40 bovins de boucherie. La ferme appartient à leur mère et est située à Tatamagouche, une petite municipalité à environ 50 kilomètres au nord de Truro et à l’ouest de Pictou, le long du détroit de Northumberland qui sépare la Nouvelle-Écosse de l’Île-du-Prince-Édouard.

Elle n’hésite pas à qualifier sa relation avec l’agriculture de passe-temps.

« Mon travail utilise ma formation et garde mon cerveau actif », explique Fraser, en parlant de son emploi sur le campus agricole, où elle est gestionnaire de l’usine d’aliments pour animaux qui développe et produit des moulées, souvent à partir d’ingrédients novateurs.

« J’utilise mon travail pour payer les choses, et c’est aussi mon régime de retraite », ajoute-t-elle. « Mon passe-temps, c’est l’agriculture. J’aime être entourée d’animaux. »

« Je ne sais pas ce que je ferais si je n’avais pas la ferme pour travailler. »

Mais Fraser ne se contente pas de travailler à la ferme et de s’occuper de ses moutons. Elle est également très active dans plusieurs organisations agricoles. Elle siège au conseil d’administration de la Sheep Producers Association of Nova Scotia, est vice-présidente de la Purebred Sheep Breeders Association of Nova Scotia, responsable des volets bovin et ovin du Club 4-H, et membre de la Northumberland Sheep Producers Association, qui organise notamment le salon annuel du mouton de Pictou ainsi qu’un souper et encan de Noël.

Tout cet engagement a fait d’elle une fervente défenseure du soutien aux producteurs locaux.

« Je veux que les gens soutiennent les aliments produits au Canada », affirme-t-elle, expliquant qu’il reste beaucoup de travail à faire pour que les consommateurs achètent non seulement des produits canadiens, mais comprennent également la qualité des aliments produits ici.
« Les gens ont besoin d’un plus grand lien avec la façon dont les aliments sont produits », dit-elle, ajoutant que davantage de personnes non issues du milieu agricole pourraient s’impliquer dans le secteur.

« Il y a beaucoup d’emplois disponibles en agriculture, mais les gens ne s’y intéressent pas parce qu’ils ne connaissent pas ce domaine », explique-t-elle.

Lorsqu’on lui demande si davantage de femmes devraient s’impliquer en agriculture, elle répond : « J’ai toujours connu des femmes impliquées en agriculture. Je n’ai jamais vu les femmes absentes de ce milieu. »
En ce qui concerne son secteur de production, elle reconnaît qu’il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes dans l’élevage ovin, comparativement à la production bovine, par exemple, qui demeure majoritairement masculine.

Fraser se montre optimiste quant à la place des femmes dans l’avenir de l’agriculture, particulièrement dans le secteur ovin, un domaine qui, selon elle, a encore beaucoup de potentiel de croissance au Canada. Mais cela ne signifie pas qu’elle ne s’inquiète pas de l’avenir de l’agriculture en général dans le pays.

« Ma plus grande crainte, c’est que les grandes entreprises finissent par tout contrôler », dit-elle. « C’est ce qui m’inquiète le plus. »

C’est peut-être cette inquiétude qui la pousse à continuer ce qu’elle fait, à l’échelle où elle le fait. C’est peut-être ce qui justifie le fait qu’elle se lève chaque matin pour effectuer les tâches de la ferme avant de partir travailler à 8 h, puis qu’elle revienne à la maison pour continuer les travaux, aller aux champs de foin jusqu’à environ 22 h et, certains jours, réparer une clôture électrique jusqu’à minuit.
Et recommencer encore le lendemain.

Les Fêtes à la ferme : comment créer la magie sans s’épuiser

Les Fêtes à la ferme : comment créer la magie sans s’épuiser 🎄

Il est 19 h, tu sors de l’étable, il fait déjà noir, et tu réalises que tu n’as pas encore préparé les choses pour le réveillon qui arrive dans trois jours. Juste d’y penser, tu te sens déjà essoufflée. C’est normal : la vie à la ferme est déjà bien remplie, et les Fêtes, même pour le commun des mortels, sont un marathon en soi. Alors, la combinaison des deux peut facilement donner des maux de tête.

Pourtant, loin de nous l’idée d’éteindre la magie des Fêtes. Elle est belle et unique. En revanche, nous croyons qu’il est possible de la vivre sans s’épuiser. Dans cet article, nous te proposons des suggestions et des pistes de réflexion pour que les Fêtes aient encore meilleur goût… et que tu puisses en profiter pleinement.

Quand on retire quelques bûches, ça n’empêche pas le feu de briller encore!

1. Redéfinir nos standards d’un Noël réussi

Les réseaux sociaux regorgent d’inspiration, mais aussi de pression. Se libérer du poids de devoir organiser un Noël digne des plus beaux tableaux Pinterest ou des blogueuses préférées peut faire toute la différence. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est loin d’être impossible!

Retour aux sources : Demande-toi ce que tu aimes vraiment du temps des Fêtes. Souvent, la réponse n’est pas le gâteau à cinq étages de maman, mais bien les fous rires partagés, les larmes de joie et les anecdotes qui ressortent autour de la table.

 

2.  Simplifier sans sacrifier la magie

La période des Fêtes est exténuante, surtout quand la liste de tâches s’allonge chaque jour. Et si on simplifiait un peu pour gagner du temps de qualité avec nos proches et gérer les imprévus de la ferme, sans pour autant sacrifier la magie?

Pour les repas des Fêtes

  • Opte pour un potluck familial ou un menu minimaliste qui privilégie la qualité à la quantité.
  • Accepte l’aide : Si quelqu’un propose d’apporter le dessert, dis oui (sauf si c’est ton petit plaisir à toi!).
  • Délègue la cuisine : Plusieurs restaurants et traiteurs locaux offrent des menus spéciaux pour les Fêtes. Moins de temps aux fourneaux, plus de temps pour jouer à des jeux de société en famille.

Pour les cadeaux

  • Offre du temps de qualité : Une activité spéciale à faire ensemble vaut souvent mieux qu’un jouet qui prendra la poussière.
  • Réduis le nombre de cadeaux et concentre-toi sur l’essentiel.
  • Crée une liste partagée : Cela évite le stress et permet d’offrir ce dont la personne a vraiment besoin.

 

3. Protéger son temps et son énergie 

Tu n’as pas envie d’aller chez l’oncle Ghislain le 27 décembre? Tu as le droit de refuser, même si la culpabilité tente de s’immiscer. Mentionne simplement que tu souhaites te reposer ou que tu as déjà quelque chose de prévu (même si c’est un marathon de films en pyjama!).

  • Prends des journées de congé de festivité : Profites-en pour marcher en nature ou binge-watcher cette série que tu as mise sur ta bucket list.
  • Délègue : Ce mot peut faire grincer des dents, mais c’est une clé essentielle pour alléger la charge mentale. 

 

4. Prendre soin de soi pendant les Fêtes 

Le temps pour soi est une denrée rare, surtout quand on est agricultrice et maman. Pourtant, on ne peut pas verser d’une tasse vide. Même 15 minutes pour soi peuvent faire la différence.

Quelques idées en rafale :

  • Se lever 20 minutes plus tôt pour boire son café en paix.
  • Écouter ses chansons de Noël préférées ou un podcast pendant les corvées.
  • S’accorder une soirée « off » sans souper avant le rush.
  • Prendre l’air : une marche de 10 minutes fait des miracles.
  • Dormir (vraiment!) : dire non à une veillée tardive si tu es épuisée.

 

5. Le jour J : profiter vraiment 

Quand arrive le moment de recevoir, savoure pleinement l’instant et accepte que tout ne soit pas parfait! L’idéal? Ranger les cellulaires (sauf pour les photos souvenirs), observer les gens qu’on aime et se rappeler la chance qu’on a d’être ensemble.

  • Le glaçage coule? Ça fera de bons souvenirs.
  • Tu es fatiguée? Prends une pause.
  • Tu as oublié quelque chose? Les autres ne savent pas tout ce que tu avais planifié.

Les Fêtes à la ferme, c’est un mélange unique de traditions, de travail et de moments précieux. La vraie magie ne réside pas dans la perfection, mais dans la présence : celle qu’on offre à nos proches, à nous-mêmes et à cette période de l’année qui, malgré le rythme effréné, reste remplie de lumière et de chaleur.

Alors, cette année, accorde-toi le droit de respirer, de déléguer et de profiter. Après tout, les meilleures fêtes sont celles où l’on se souvient d’avoir ri, partagé et savouré l’instant présent…même si le glaçage a coulé!

Et toi, quelle est ta meilleure astuce pour vivre les Fêtes sans t’épuiser? Partage-la nous!

 

5 podcasts agricoles à écouter en travaillant

Les podcasts, aussi appelés balados, sont une courroie de transmission incroyable de l’information. Ils permettent d’en apprendre sur différents sujets, le tout sans support visuel nécessaire. Le temps des récoltes étant ce qu’il est, un peu d’ambiance dans nos oreilles ne fait jamais de tort. On vous présente 5 balados à écouter durant vos tâches quotidiennes. Des fois, on rit, on pleure et surtout on se renseigne et on s’inspire.

1. Fond d’rang

Fond d’rang c’est quatre gars qui jasent autour d’une bière avec un ou des invités.  De ces quatre hôtes, il y a trois agriculteurs de la relève agricole et un gars qui se lève à 9 h. C’est drôle, c’est intéressant et surtout ça discute d’une panoplie de sujets sans se limiter. Notre Présidente a même eu le bonheur avec notre Directrice générale d’être invitée à leur podcast pour discuter des femmes en agriculture.

Pour écouter l’épisode complet sur la Fédération des Agricultrices du Québec, c’est ici.

2. Les Agricoles

Dans ce podcast à l’ADN féminin, Enora, relève maraîchère, va à la rencontre d’agricultrices, particulièrement dans la production maraichère de proximité. On y découvre un métier passionnant, mais également des femmes de différents caractères, mais à la passion commune celle de cultiver la terre pour nourrir son prochain.

C’est inspirant et c’est doux à écouter.

3. Les Prods

Les Prods c’est le balado de la Fédération de l’UPA de Lanaudière, mais qui met tout le monde de l’avant. Tantôt des témoignages d’agriculteurs et d’agricultrices, tantôt des épisodes plus éducatifs sur différents sujets touchant le milieu agricole. Vous y trouverez une panoplie d’épisodes déjà.

Dequoi satisfaire toutes les oreilles!

Pour écouter l’épisode complet sur notre Présidente, c’est ici.

4.Les idées radicules

Les idées radicules ne sont plus à leur premier rodéo. Rendus à leur 5ième saison,  les frères Jean-William et Mickael Côté accueillent les passionnés, les novices, les experts, les sceptiques et les convertis, pour discuter et faire émerger les enjeux agricoles actuels et futurs du Québec, mêmes les plus ridicules et les plus radicales!

Pour écouter l’épisode complet sur les femmes en agriculture, c’est ici. 

5. Femmes de terre, Femmes de tête

On a un petit faible pour ce podcast, on ne se le cachera pas! hihi!

Femmes de terre, Femmes de tête est un balado qui abordent différents sujets en lien avec les femmes en agriculture au Québec. Que vous soyez du milieu agricole ou non, venez à la rencontre d’expertes et experts pour mieux en apprendre sur la condition féminine, la place des femmes en agriculture et l’entrepreneuriat féminin.

 

Bonne écoute!

5 livres à saveurs féministe et agricole

La lecture favorise le sommeil, inspire, motive et stimule la créativité. Un tout-en-un meilleur que les vitamines des Pierrafeu. Pour te donner envie de dévorer des livres, voici nos cinq suggestions livresques à saveurs agricole et féministe pour recharger ton empowerment et tes connaissances.

Que ce soit 15 minutes avant de dormir ou en attendant un rendez-vous médical, toutes les occasions sont bonnes pour lire même quand le temps nous manque.

Bonne lecture!

1.  Travail invisible : portraits d’une lutte féministe inachevée

Ce livre est une belle introduction globale au travail invisible, mais qui aborde du même coup la charge mentale, la conciliation travail-famille, et autres enjeux, souvent, féminins. Dans ce livre, on n’exclut pas le fait que c’est un sujet touchant également les hommes, mais on dresse davantage le point de vue féminin de la situation. Pour pousser l’exercice à son paroxysme, après ta lecture, tu iras remplir notre outil de calcul.

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« Encore invisible, le travail des femmes? La question peut faire sourciller tant les féministes ont obtenu des gains sur ce front au cours des dernières décennies. Or, si les femmes ont massivement intégré le marché de l’emploi, le travail dit invisible, majoritairement effectué par celles-ci, n’a fait que croître et se complexifier. »

Autrices: Camille Robert et Louise Toupi

Maison d’édition: Remue-Ménage

 

2. Le monde est à toi, Martine Delvaux

Ce livre touchera la corde sensible des mamans et celles qui souhaitent laisser un héritage aux prochaines générations de femmes. Il aborde la transmission entre femmes et la construction d’un avenir meilleur. Dans le milieu agricole, où les fermes se passent souvent de génération en génération, cette réflexion sur les liens mère-fille fait écho à la façon dont les valeurs et les savoirs féminins s’enracinent dans la terre et transforment le métier.

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« Dans ce texte sensible, écrit à l’orée de l’essai, Martine Delvaux interroge son rapport à sa fille. Elle ausculte l’amour et réfléchit à ce qu’il y a de féministe en lui. Comment le féminisme l’informe, et comment cet amour (entre une mère et sa fille) informe la pensée féministe. Car peut-on penser le féminisme, demande-t-elle, sans penser l’amour? »

Autrice: Martine Delvaux

Maison d’édition: Hélicoptère

 

3. Repenser la nation, L’histoire du suffrage féminin au Québec

Ce livre est un super récapitulatif des luttes menées pour obtenir le droit de vote des femmes au Québec. Souvent nous tenons pour acquis nos gains en oubliant le chemin parcouru par les pionnières et aussi le possible retour en arrière, malheureusement. Un livre, une fois de plus, nécessaire.

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« (…) Repenser la nation est le premier ouvrage entièrement consacré à la tumultueuse histoire de l’affranchissement politique des Québécoises au XXe siècle. Non seulement il revisite cette bataille, sans oublier les femmes qui ne voulaient pas du vote, mais il s’attarde aux combats menés au nom de la liberté, de la justice et de la démocratie par divers groupes de femmes au fil du siècle, y compris par les femmes des Premières Nations. (…) »

Autrice: Denyse Baillargeon

Maison d’édition: Remue-Ménage

 

4. Cocorico, les gars faut qu’on se parle

Ça c’est LE livre que tu dois donner à ton oncle, ton cousin ou toute autre personne de la gent masculine qui ne comprend peut-être pas encore l’importance du féminisme et le rôle ambigu des hommes là-dedans. Oui les gars, on a besoin de vous autres! En effet, dans ce livre, Mickaël vulgarise bien l’importance des alliés dans cette lutte quotidienne pour les droits des femmes. Un livre pour les hommes écrit par un homme.

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« Mickaël Bergeron nous arrive avec un cri de ralliement pour ses semblables, dans lequel il plaide pour un véritable leadership au sein de la masculinité, qui contribuerait à remettre en question des normes, comportements et politiques sociales. Il estime que les féministes se tapent tout le boulot et que les hommes ne font pas leur part. Une question le guide : « Vous n’êtes pas tannés, les gars, de tout ce bordel ? ».

Auteur: Mickaël Bergeron

Maison d’édition: Somme toute

 

5. Sortir du rang, Julie Francoeur

Nous avons déjà un parti pris, car Julie Francoeur, avec le Groupe de recherche sur le travail agricole, nous a permis de construire notre outil de calcul du travail invisible. Dans ce livre fort intéressant, on en apprend beaucoup sur la situation de la femme en agriculture basée sur des recherches, des entretiens, mais également sur sa propre expérience terrain.

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« Où sont les femmes en agriculture, que font-elles et dans quelles conditions? Est-ce encore la croix et la bannière pour celles qui veulent s’y tailler une place? En partant à la recherche des agricultrices qui tiennent à bout de bras les fermes québécoises, Julie Francœur montre que leur place dans le métier continue de dépendre largement du bon vouloir des hommes ou de leur propre capacité à aller à contrecourant, dans un milieu pas toujours hospitalier. (…)»

Autrice: Julie Francoeur

Maison d’édition: Remue-Ménage

*Extraits des quatrièmes de couverture et images de couverture, Les libraires.