Caroline Dion : un concours qui a tout changé
Aujourd’hui 2e vice-présidente des Agricultrices du Québec et présidente des Agricultrices de la Chaudière-Appalaches Ouest, Caroline Dion ne s’est pourtant pas toujours considérée comme une agricultrice. Longtemps, le syndrome de l’imposteur lui a fait douter de sa place dans le milieu.
Il aura fallu un concours, puis une première implication auprès des Agricultrices, pour changer peu à peu sa perception d’elle-même et tracer la voie vers près de 30 ans d’engagement.
Un retour inattendu vers l’agriculture
Caroline a grandi sur une ferme porcine dans la région de Bellechasse, sans pour autant imaginer y faire carrière. C’est sa rencontre avec son conjoint, producteur agricole, qui l’a ramené vers le milieu.
Elle est devenue actionnaire de la Ferme Érablienne avec son conjoint. En plus de la production laitière, ils produisent du sirop d’érable et font également de la transformation.
Un concours qui ouvre une porte
Son implication auprès des Agricultrices commence presque par hasard, il y a près de 30 ans lorsqu’elle gagne un concours pour assister à l’assemblée générale annuelle et au gala des Agricultrices de la Beauce.
De fil en aiguille, le temps qu’elle consacre à l’organisation augmente et on lui propose de devenir administratrice. Elle intègre alors le conseil d’administration de l’organisation qui deviendra plus tard les Agricultrices de la Chaudière-Appalaches Ouest.
Mettre davantage de femmes en lumière
Caroline préside les Agricultrices de la Chaudière-Appalaches Ouest depuis maintenant six ans. Elle souhaite faire grandir l’organisation et créer des occasions pour les femmes du milieu d’échanger et de prendre leur place.
Sous sa présidence, le nombre de membres est passé d’une quinzaine à près d’une cinquantaine!
« Je vois toutefois qu’à la suite du gala, il y en a plusieurs qui travaillent dans l’ombre et qui, tout à coup, étant davantage mises en lumière, se sentent plus reconnues et appréciées! »
En octobre 2025, Caroline a franchi une nouvelle étape en étant élue 2e vice-présidente des Agricultrices du Québec.
D’un concours à une implication régionale, puis provinciale, Caroline a progressivement trouvé sa place et contribue aujourd’hui, à son tour, à aider d’autres agricultrices à reconnaître la leur.
*Inspiré du texte rédigé par Johanne Martin dans l’édition Avril 2026 du cahier Femmes de terre, femmes de tête.







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