Sylvie Décosse : un réseau qui fait grandir
Quand Sylvie Décosse repense à toutes ses années au sein des Agricultrices de la Montérégie-Ouest, ce sont d’abord les rencontres qui lui viennent en tête. En près de 30 ans d’implication, elle s’est créée, comme elle le dit elle-même, « tout un réseau d’amies! »
Un parcours qui l’a ramenée vers la ferme
Après avoir grandi sur une ferme laitière et fait un petit détour vers les techniques administratives, Sylvie, accompagnée de son conjoint, s’est finalement dirigée vers la Ferme MCA Primeau, à Saint-Chrysostome. L’entreprise a longtemps combiné production laitière et grandes cultures. Sylvie y a occupé plusieurs rôles au fil des années : comptabilité, traite, entretien et travail aux champs.
En 2020, un nouveau chapitre s’est amorcé lorsque l’entreprise s’est départie de son troupeau laitier pour se concentrer sur les grandes cultures. Aujourd’hui, la ferme produit du maïs-grain et du soya, et Sylvie continue de prendre en charge la comptabilité tout en travaillant aux champs au printemps et à l’automne.
Une petite annonce qui a fait son chemin
Son arrivée chez les Agricultrices de la Montérégie-Ouest s’est faite un peu par hasard. Après avoir aperçu dans le journal l’annonce d’une formation offerte par le Syndicat des agricultrices de Val-Jean (à l’époque),
elle s’y est inscrite et, quelques mois plus tard, est devenue membre. Une première expérience qui allait finalement mener à près de trois décennies d’implication.
Depuis 15 ans, elle siège au conseil d’administration de l’organisation et, en janvier 2025, elle en est devenue présidente.
Mettre en lumière le travail des agricultrices
Au fil de son implication, Sylvie trouve important de faire reconnaître les femmes qui contribuent à l’agriculture de sa région. Dans les dernières années, elle est particulièrement fière d’avoir soumis une dizaine de candidatures au gala hommage aux agricultrices.
« Le gala a permis de valoriser des femmes de la région qui travaillent parfois dans l’ombre. Il reste toutefois du chemin à parcourir pour que les agricultrices soient pleinement reconnues comme des professionnelles de l’agriculture. »
Son engagement passe aussi par la transmission et le partage de connaissances. Parmi les projets qu’elle aimerait voir se poursuivre figurent les Sécurijours, qui sensibilisent les enfants à la sécurité à la ferme, ainsi que les conférences, ateliers et webinaires destinés aux membres.
Trente ans plus tard, ce sont les rencontres, les apprentissages et les femmes qu’elle a contribué à mettre en lumière qui donnent tout son sens à son engagement.
*Inspiré du texte rédigé par Johanne Martin dans l’édition Septembre 2026 du cahier Femmes de terre, femmes de tête.







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